« Haïku » d'Éric Calatraba

Couverture de « Haïku »

Quatrième de couverture : Un meurtre aux allures de règlement de compte est perpétré sur la Côté d’Azur : dans l’obscurité d’un parking, un homme est tailladé à l’épée puis brûlé vif. Pour couronner le tout, le tueur a signé son méfait d’un haïku énigmatique.
Raphaël Larcher, jeune flic atypique, est mis sur l’enquête. Il est loin de s’imaginer qu’il va devoir faire face à son « jumeau de l’ombre ».

Haïku est un polar à cent à l’heure, qui tranche dans le vif et fait voyager le lecteur à travers le monde. Ce roman promet également aux curieux une plongée dans l’univers de l’opéra, de la parfumerie, des grosses cylindrées et des arts martiaux.

Haïku est disponible au format papier chez Sudarènes Éditions.

ISBN : 978-1-910628-40-9

Nombre de pages : 336

Langue : Français

Prix : 4,99 €

À propos du texte et de l’auteur

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Chroniques & critiques :

« Sur fond d’opéra, l’auteur réussit une brillante confrontation entre le code des samouraïs et le code de procédure pénale, portant l’angoisse jusqu’au haïku final. [...]. Avec des mots courts, des phrases directes, l’auteur happe le lecteur et impose son style. Bluffant ! »

Sabine sur Ma Bibliothèque Bleue – lire la chronique complète

« Ce polar est une véritable réussite à mes yeux. [...]. J’ai été bluffée par l’écriture d’Eric Calatraba, il m’a fait vivre ce livre à 100 à l’heure. [...]. Le suspense est monté crescendo au fur et à mesure que je suis rentrée dans l’histoire. Je me suis faite totalement happer par ce polar rythmé par l’opéra, les combats, la vitesse des bolides, mais également par des phrases courtes qui font que la cadence du roman est soutenue et nous tient en haleine. De plus, les personnages sont travaillés, Eric Calatraba a su leur donner de la profondeur. [...]. Ce livre a tout pour plaire, et pour moi, ce sera un beau 18/20. »

Chez Axl– lire la chronique complète

« Haïku est une énigme desservie par un style incisif et très efficace. [...]. Haïku, c’est la combinaison parfaite entre le bien et le mal. La poésie utilisée pour certains mots sera parfois en totale opposition avec la violence de certaines scènes. Quant aux descriptions, elles sont parfaitement retranscrites. [...]. En conclusion, je vous recommande vivement la lecture de ce roman mi-thriller, mi-roman noir. Pour l’originalité que l’auteur a su conférer à son récit. Pour la beauté de l’opéra. Pour l’émotion ressentie à la lecture de certaines lignes. »

Marine Reigner sur Les Polars de Marine – lire la chronique complète

« Eric Calatraba, avec ce premier roman, se lance à corps perdu dans l’écriture de polars. Et c’est une franche réussite. [...]. Car, pour tout vous dire, ce roman m’a accompagné lors d’un voyage, et je n’ai pu le lâcher avant de l’avoir fini, le soir, très tard. Je ne vais pas vous dire que c’est un chef d’œuvre, mais c’est un pur roman d’action comme on en lit rarement. Du moins, comme on en lit rarement de bons. [...]. Avec ce roman, Eric Calatraba joue sa carte à fond, met les gaz, vous met à terre d’un mouvement et vous en met plein les oreilles sur un air de la Tosca. En tous cas, Haïku n’a rien à envier aux maitres du genre. »

Pierre Faverolle sur BlackNovel1 – lire la chronique complète

« C’est un livre de bruit et de fureur qui renvoie aux bruits et aux fureurs du monde, ponctué par d’agréables moments de beauté que la culture peut nous offrir : le zen et la communion, l’opéra ou le haïku pour la culture, et la moto pour les sensations et la liberté… On the road again»

Laurent Greusard sur K-Libre – lire la chronique complète

Morceaux choisis :

« Il entendit le bruit d’un démarreur, puis quatre phares ronds l’éblouirent. Ils dessinaient un étrange sourire lumineux. Un rugissement mécanique résonna, et Oulov discerna la moto qui fonçait sur lui. Il était encore dans les vapeurs de sa nuit agitée ; pourtant l’adrénaline le réveilla. Il se mit à courir vers l’ascenseur, mais déjà le bolide l’avait rattrapé.

Il ressentit une brûlure à la jambe et s’écroula sur le sol. Du sang se répandait autour de lui. À l’autre bout du parking, la moto effectuait un demi-tour. Oulov vit le sabre briller sous les néons. Il rassembla ses forces, boita jusqu’au 4×4 et ouvrit la portière. Sa jambe le torturait à chaque mouvement. Il cria de douleur et de rage et s’empara du pistolet mitrailleur qu’il avait laissé sous le siège. La grosse cylindrée rugissait de plus belle et chargeait à nouveau. Oulov tentait tant bien que mal de rester en équilibre sur une jambe. Il arma la culasse aussi vite qu’il le put et chercha à viser. Le motard lancé à pleine vitesse leva son katana et frappa en pleine course. Tranchée nette, la main d’Oulov tomba sur le sol de béton. Les doigts serraient encore le pistolet mitrailleur. Fou de douleur, il tomba, dos contre la voiture.

Le pilote, ganté et vêtu d’une combinaison de cuir noir, posa la moto sur sa béquille en laissant le moteur au ralenti. Il mit pied à terre et décrocha un objet de son porte-bagages. Il marcha ensuite vers Oulov, puis l’aspergea d’essence en tournant autour de lui. Oulov supplia en français, puis en russe. On lui avait souvent demandé grâce, il ne l’avait jamais accordée. La roue tourne. Le motard craqua une allumette et s’avança ; Oulov se mit à hurler de terreur.

L’allumette toucha le sol et les flammes tracèrent vers le russe qui s’embrasa en poussant des cris inhumains. Le tueur regarda la torche humaine s’agiter. Le feu dansa sur la visière réfléchissante du casque intégral.

Puis Oulov se tut. »

Éric Calatraba, Haïku