« Jacques l'éventreur » par Collectif

Couverture du recueil « Jacques l'éventreur »

Quatrième de couverture : Ce recueil rassemble les six premiers textes de la série « Jacques l’éventreur » – pour laquelle les auteurs doivent librement s’inspirer de l’histoire de « Jack l’Éventreur » en situant leur histoire en France –, publiés tout au long de la première année d’existence de la collection East End des Éditions de Londres.
Les textes sont agrémentés d’une préface commune et d’une postface propre à chacun.

Jacques l’étripeur de Cécile Benoist
Le jour, Jacques est boucher dans un beau quartier de Toulouse, où il taille des steaks pour les rombières argentées. Le soir, il rentre chez lui dans la cité des Izards, où il mange végétarien en catimini. Eh oui, car la bidoche, il n’en peut plus : l’odeur, le touché, la vue ; cela l’obsède et le dégoûte. Jusqu’au jour où il tombe sur un documentaire à la télé qui va changer sa vie, et lui redonner l’envie de la barbaque.

Le faiseur d’anges de Christopher Wobble
Après plusieurs années d’exil, l’officier de santé Jacques Viscus revient au Puy-en-Velay, son pays natal. Un homme qui a fauté avec sa domestique ne tarde pas à le contacter et le supplie de lui apporter son aide. Jacques a beau être un fervent chrétien, tout le monde ne se félicite pas de son retour en terre auvergnate. Celui-ci est-il le signe de sa rédemption ou l’ultime étape d’un parcours parsemé de zones d’ombre ?

Ciel d’orage et soupe d’orties de Gabrielle Massat
Le lieutenant Jacques Pinto, pilier de la brigade des mœurs de Toulouse, s’apprête à raccrocher les gants avec un peu d’avance sur le planning : des événements récents l’ont décidé à demander son départ en préretraite. Il est en train de trier quelques papiers dans son bureau quand un jeune borgne vient lui demander des comptes sur une certaine Lyudmila Zakaïev. Avec quelques bonnes cartes en main. Mais cela suffira-t-il à convaincre l’éventreur des mœurs de mener une dernière enquête ? Qu’a-t-il à perdre et à gagner dans ce baroud d’honneur ?

Le Voisin d’Olivier Chapuis
Sara est mariée à Merlin, mais Merlin est aussi marié à son travail, l’architecture, qui l’emmène loin de son épouse. Celle-ci l’attend, dans leur charmante petite maison d’une charmante banlieue résidentielle. Elle se débrouille très bien toute seule, mais un beau jour, elle doit faire face aux pressantes attentions d’un voisin inquiétant. L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on.

Hérédité sanglante d’Eve Terrellon
Franck est écrivain. Il a toujours puisé son inspiration dans ses rêves, mais les cauchemars récurrents qu’il fait depuis plusieurs semaines deviennent maintenant un frein à sa créativité. Sans compter qu’ils le mettent extrêmement mal à l’aise : il se voit calmement dépecer des femmes, sans pouvoir influer sur le cours des choses. Il subodore bientôt un lien de cause à effet avec cet étrange carnet retrouvé dans le grenier de sa défunte grand-mère.

Les éventrées d’Aurélie Gandour
Après un drame personnel, Martha vient se ressourcer pendant quelques jours dans le village où elle a passé une partie de son enfance. On ne lui a pas vraiment laissé le choix et l’idée ne lui plaît guère. D’ailleurs, elle est déterminée à rester cloîtrée seule dans la maison de sa tante pendant tout le séjour, à lire des bouquins et regarder des dvds, en buvant plus que nécessaire. Mais le hasard des rencontres, inévitables pour se ravitailler en nourriture, en alcool et en lectures, va en décider autrement. Sans parler des meurtres qui s’enchaînent de manière inhabituelle depuis le jour de son arrivée…

ISBN : 978-1-909782-83-9

Nombre de pages : 222

Langue : Français

Prix : 4,99 €

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> Lire un extrait

> À propos de Jacques l’étripeur et de Cécile Benoist

À propos du Faiseur d’anges et de Christopher Wobble

À propos de Ciel d’orage et soupe d’orties et de Gabrielle Massat

À propos du Voisin et d’Olivier Chapuis

À propos d’Hérédité sanglante et d’Eve Terrellon

À propos des Éventrées et d’Aurélie Gandour

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Morceaux choisis :

« À mesure qu’il descend les marches, il sent la fureur monter en lui. Fuck la barbaque ! C’est fini, il n’y retournera plus. Aux oubliettes “le beau métier de tradition que vous faites on n’en fait plus des comme vous” assené à longueur de journée par les rombières du centre-ville faussement admiratives. Il traverse les allées désertes qui se faufilent entre les immeubles délabrés. Terminé son surnom à la con, “Jacques l’Étripeur” rend son tablier et ne vous salue pas. »

Cécile Benoist, Jacques l’étripeur

« Jacques prit le couvert tranchant de la main droite, le coquillage de la main gauche. Il enfonça l’arme blanche dans la coquille, et sectionna très facilement les muscles adducteurs qui maintenaient les deux parties de l’huître fermée. Il posa son pouce gauche sur la coquille supérieure, et aidé de son couteau, détacha la chair du mollusque qui y était collée. Un peu d’eau coula sur ses mains, il vida le reste du liquide, puis coupa l’attache de l’huître. Elle tomba dans l’assiette. Il lui planta deux légers coups de couteau. Elle était déjà morte. »

Christopher Wobble, Le faiseur d’anges

« Lyudmila et moi nous étions déjà croisés quand j’étais en service. Elle était discrète, j’avais toujours fermé les yeux sur ses activités (mon boulot consistait à courir après les proxénètes, pas à emmerder les putes indépendantes). Deux mois après sa mort, j’étais encore hanté par la grâce obscène de sa silhouette, son regard farouche d’un noir abyssal. Elle m’avait accosté lors d’une de mes descentes dans le centre-ville.

Y a un type qui veut me buter. Tu dois me croire, flic. »

Gabrielle Massat, Ciel d’orage et soupe d’orties

« Son enfance, Sara l’a passée dans un océan de cris, justement. Ceux de ses parents qui s’entrechoquaient au-dessus d’elle comme des avions se fracassant en plein vol. Leur écho faisait trembler son âme et revient maintenant habiter son sommeil. La nuit dernière, elle n’a pas osé se rendormir. Elle est redevenue, l’espace de cet abîme nocturne, une enfant solitaire que nulle fratrie ne protège. »

Olivier Chapuis, Le voisin

« Essuyant sa joue sanguinolente d’un revers de la main, le monstre qui agissait pour lui admira la mare de sang qui se formait. La morte le fixait de ses yeux grands ouverts, mais il n’accordait déjà plus d’intérêt à son visage. Sans une once d’émotion, il découpa ses vêtements, la dénudant entièrement. Calme et méthodique, il posa ensuite la pointe de son couteau sur son sternum pour fendre la peau fine. Une pression supplémentaire, et le tranchant s’enfonça de quelques centimètres dans la chair tendre. D’une précision chirurgicale, un sillon sanglant s’ouvrit dans le ventre encore chaud. Franck hurlait intérieurement. »

Ève Terrellon, Hérédité sanglante

« C’est triste à dire, mais je n’ai aucune compassion pour ces femmes. Éventrées, éviscérées, égorgées. Privées de leurs entrailles et de leur voix. Dérobées de leur vie. Je sais exactement ce que ça fait.

Je les envie, en fait.

Elles, au moins, elles n’ont pas survécu. »

Aurélie Gandour, Les éventrées