Appel à textes « Enquête d'imaginaire »...

La SFFF (Science-Fiction, Fantastique, Fantasy) et le PPNTE (Policier, Polar, Noir, Thriller, Espionnage – acronyme que nous venons d’inventer et qui est libre de droits – voir aussi la préface de Fragments) ont pour point commun d’appartenir aux littératures de genre. Et ce n’est pas rien : cela développe au moins une certaine solidarité entre lecteurs/auteurs/éditeurs. Pourtant, peu ont essayé ou réussi à mélanger les genres. Faut-il être Isaac Asimov (Cycle de David Starr, sous le nom de Paul French) pour oser le pari ? Ou dans une « moindre mesure » – Asimov étant un monument –, Glen Cook (Garrett Détective Privé) ? Nous ne croyons pas, et nous faisons le pari que vous pouvez nous surprendre ! Les contraintes thématiques sont simples : mélanger un sous-genre de la SFFF à l’un de ceux relevant habituellement de la collection (pour rappel : Policier, Polar, Noir, Thriller, Espionnage). Les manuscrits devront compter au moins 7 000 mots. Pas de date limite de remise, car nos appels à textes sont désormais permanents. L’envoi se fait via la page de soumission habituelle en indiquant [En quête] dans le sujet du mail. Les manuscrits retenus dans le cadre de cet appel à textes feront l’objet d’une publication numérique individuelle, du moins dans un premier...

« Nièce de sang » par Marie Laurent – À propos du texte et de l’auteure...

Nièce de sang est un roman noir fantastique de Marie Laurent publié en 2014 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure Dans Nièce de sang, le mélange des genres n’est pas gratuit : l’apport du fantastique permet des questionnements impossibles sans cela. Le thème de la résurrection, employé dans un roman noir tel que nous le concevons aux Éditions de Londres, est riche d’idées. Lorsque la jeune adulte Margot Manoughian renaît vingt ans après sa mort, dans le corps d’une adolescente bien différente de la personne qu’elle était, les interrogations fusent : si nous pouvions revenir en arrière, serions-nous condamnés à refaire les mêmes erreurs ? En ferions-nous de nouvelles ? En ferions-nous plus ou moins que les autres ? En corriger certaines en entraîneraient-elles forcément de nouvelles par ricochet  ? Par ailleurs, à quel point le corps qui nous est donné détermine-t-il ce que nous sommes  ? Même question concernant la famille dans laquelle nous naissons  ? Suffit-il d’avoir de la volonté et un peu de jugeote pour se sortir d’un environnement social défavorable  ? Un cerveau d’adulte dans un corps jeune peut-il (re) faire une crise d’adolescence  ? On est en effet étonné qu’une si légère translation – renaître dans la peau de l’amie de sa nièce – puisse engendrer des changements si importants. Pourtant, il est difficile de prendre en défaut le réalisme de ce roman, une fois remisé l’aspect fantastique. Celui-ci est principalement utilisé pour mettre en place la situation de départ, mais il n’en est guère plus fait usage par la suite, et certainement pas pour introduire un quelconque deus ex machina – la tentation aurait pu être grande d’y recourir. Quoi qu’il en soit, avant d’être un roman de genre, Nièce de sang est une histoire...