Rencontre avec Cécile Benoist...

Cécile Benoist a publié Jacques l’étripeur en 2013 aux Éditions de Londres, dans la collection « East End » (série « Jacques l’Éventreur »). > Voir la fiche du livre > Acheter Que penses-tu de l’exercice de la nouvelle, d’une manière générale ? Et de la nouvelle à thème en particulier ? Est-ce la première fois que tu réponds à un appel à textes comme « Jacques l’Éventreur » ? Pour moi, la nouvelle, c’est l’art de la concision. Il faut créer un univers dans un espace restreint, faire vivre des personnages avec une économie de mots, raconter une histoire qui peut se déployer tout en étant contenue. À l’auteur de trouver sa liberté dans ce cadre. Mais cela me convient bien, car j’ai tendance à m’éparpiller… La nouvelle à thème est un jeu, un petit défi, j’apprécie ce côté ludique. Écrire, c’est jouer avec les mots, avec la langue. Mais autant un thème peut m’inspirer, autant un autre peut me laisser totalement pantoise. Je réponds depuis peu à des appels à textes, mais je trouve que c’est un exercice intéressant. Ça me conduit dans des univers vers lesquels je ne serais pas forcément allée, et en même temps, ça fait ressortir ce qui me tient à cœur. Finalement, en répondant aux injonctions littéraires extérieures, je développe « ma patte ». Qu’est-ce qui t’a plu dans cet appel à textes ? Pourquoi avoir répondu à celui-ci plutôt qu’à un autre ? L’oscillation entre la référence historique et le caractère légendaire de Jack l’Éventreur m’a interpellée. Cet entre-deux un peu bancal présente des opportunités d’écriture intéressantes. Le glissement (de Jack à Jacques) permettait de s’appuyer sur des éléments réels puis de s’en détacher librement, en laissant une grande porte ouverte sur l’imaginaire. En quelques mois, Jacques l’Étripeur est ta deuxième nouvelle après Toumbo...