Rencontre avec Christopher Wobble...

Christopher Wobble a publié Le faiseur d’anges en 2013 aux Éditions de Londres, dans la collection « East End » (série « Jacques l’Éventreur »). > Voir la fiche du livre > Acheter Que penses-tu de l’exercice de la nouvelle, d’une manière générale ? Et de la nouvelle à thème en particulier ?   L’art de la nouvelle c’est de créer en un nombre de mots réduit un monde qui se suffit à lui-même. C’est un exercice stylistique qui sous une apparence simpliste est extrêmement complexe. Mais si la nouvelle est bonne, elle est cent fois plus percutante qu’un bon roman. J’adore la nouvelle à thème, mais ce que j’aime encore plus c’est se détourner du thème principal pour mieux y revenir. On peut croire que l’on est enfermé dans ce type de nouvelle, mais pas du tout. Au contraire, on se rend compte de la richesse de notre imagination, il suffit de la mettre à l’épreuve de temps en temps. Est-ce la première fois que tu réponds à un appel à textes comme « Jacques l’Éventreur » ? Oui c’est la première fois que je réponds à un appel à texte. En fait, c’est la première fois que je soumets un de mes textes à une maison d’édition. Qu’est-ce qui t’a plu dans cet appel à textes ? Pourquoi avoir répondu à celui-ci plutôt qu’à un autre ? Je ne suis pas souvent tombé sur des appels à texte, jusqu’à présent je ne les lisais pas vraiment. Pourquoi me suis-je arrêté sur celui-là ? Parce que j’adore Jack l’Éventreur ! Mais le but n’était pas d’écrire une banale histoire de tueur en série. Il fallait s’imprégner de l’ambiance Jack l’Éventreur et la transporter dans notre bonne vieille France. C’était un défi excitant et l’histoire m’est venue assez rapidement. L’action du Faiseur d’Anges se...

« Le faiseur d'anges » par Christopher Wobble – À propos du texte et de l’auteur...

Le faiseur d’anges est une nouvelle noire de Christopher Wobble publiée en 2013 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteur Quand on s’intéresse à la littérature noire & policière, et par conséquent – bien souvent – aux faits divers, on en a parfois marre de constater que l’opinion imagine que les tueurs en série sont apparus au XXe siècle sur le territoire américain. Car il n’en est rien, et si vous pensez que Jack l’Éventreur est le premier d’entre eux, vous avez encore faux. La première affaire de tueur en série dont l’Histoire garde trace concerne… une femme. Locusta était une empoisonneuse professionnelle qui tuait aussi pour son compte, pour le plaisir. Elle sévissait en 69 après Jésus Christ ! Et elle fut exécutée pour avoir assassiné l’empereur Claudius et son fils Britannicus ; excusez du peu. La Comtesse Erzebeth Bathory est un autre cas historique bien connu des spécialistes : elle fut condamnée à être emmurée vivante en 1661 pour s’être « amusée » à torturer des centaines de jeunes filles. Nous évoquons les cas de deux femmes, alors que l’on sait aujourd’hui que la plupart des tueurs en série sont des hommes, mais ils sont néanmoins révélateurs d’autre chose : si on en a gardé la mémoire, c’est que ces deux femmes furent liées à des membres de l’élite de l’époque, à des personnes qui ont fait l’Histoire. Au moment où elles se sont déroulées, ces affaires furent en quelque sorte médiatiques, et la surmédiatisation de la société actuelle explique la croyance communément répandue que nous déplorons plus haut. Des tueurs en série sévissent sans doute depuis que l’homme est homme, mais nous avons longtemps manqué...