Noël d’encre par Ginette Santourens – À propos du texte et de l’auteur...

Noël d’encre est une nouvelle noir de Ginette Santourens publiée en 2016 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte Il flotte dans Noël d’encre de Ginette Santourens un parfum de Twin Peaks de David Lynch. Non que le personnage principal soit un agent du FBI aux méthodes peu conventionnelles ou que le « Bar de l’Espérance » ait grand-chose de commun avec le « Jack n’a qu’un œil ». Mais il y a de proche entre ces deux-là un certain sens de l’absurde, du bizarre, et nous dirions même, du grotesque. Et une pointe de fantastique. Pourtant, l’auteure assure que cette ressemblance est purement fortuite, l’œuvre du cinéaste — celui-ci en tout cas — ne l’inspirant pas spécialement. Se plonger dans Noël d’encre, c’est effet être absorbé par une ambiance particulière : tantôt festive, tantôt étouffante, tantôt délirante, parfois un peu des trois à la fois. On retrouve par moment nos repères pour mieux les perdre à nouveau. Noël d’encre est un texte qui vaut particulièrement pour la palette de sensation qu’il promet de faire vivre au lecteur. Le Noël célébré dans ce texte est plein d’ambiguïté. C’est « Je t’aime Père Noël… moi non plus ». Tantine est tout à la fois écœurée par les excès de la fête, mal à l’aise de la pression familiale, rassurée par la bienveillance et la proximité que cette fête particulière instille en tout un chacun. Et c’est vrai que Noël, c’est un peu tout cela. Au point que l’alcoolisme, thème maintes fois exploré dans la littérature noire, semble n’être ici qu’un prétexte. À propos de l’auteur Ginette Santourens est informaticienne, activité sans originalité dit-elle. Celle-ci se trouve certainement alors dans l’éclectisme de ses goûts littéraire : William Faulkner, Léon Tolstoï, Antonin Artaud, Friedrich Nietzche,...

« Insoumission » par Olivier Chapuis – Préface...

Insoumission est un roman noir d’Olivier Chapuis publié en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter Insoumission est-il un pied de nez au livre de Michel Houellebecq, Soumission, publié il y a quelques semaines, et dont la simultanéité avec les attentats sanguinaires contre Charlie hebdo a poussé l’auteur à fuir Paris ? Pas vraiment. Le roman polémique de Houellebecq – pléonasme ? – se veut être un récit d’anticipation, alors que celui d’Olivier Chapuis s’inscrit dans le plus pur style du roman noir. Le premier dépeint un monde qui pourrait être celui de demain, tandis que le second dresse le portrait (pas forcément reluisant il est vrai) du monde aujourd’hui. Intéressons-nous justement à celui-ci. Nous pouvons pour ce faire reprendre quelques-uns des ingrédients du cocktail de la quatrième de couverture : « Dans un grand shaker, versez généreusement jalousie, profit, infidélité, chantage, prostitution, déception, addiction et tromperie. Remuez férocement. Dégustez de préférence au bar clandestin d’un hôtel de luxe. » Nul besoin d’un gros effort d’imagination pour ancrer cela dans notre réel et dans notre histoire. Dans le procès du Carlton de Lille qui s’est tenu récemment, plusieurs des ingrédients de ce roman étaient présents : infidélité, prostitution, addiction, tromperie. Et nul doute que le profit n’était pas loin. Et pendant que, dans le même temps ou presque, certains intellectuels se mobilisent pour défendre le droit d’exercer le plus vieux métier du monde en France (ou peut-être plus probablement celui d’être client), il n’en est pas moins vrai que la « Traite des Blanches » n’est pas un fantasme, si vous me permettez l’expression : des femmes se retrouvent dans des réseaux de prostitution contre leur gré, et en retire encore moins un avantage financier à la hauteur du sacrifice consenti. Difficile de nier cela. Pourtant, il est...

« Ghostfather » par Éric Calatraba – À propos du texte et de l’auteur...

Ghostfather est un roman noir d’Éric Calatraba publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte Ghostfaher est un pont entre la littérature et la musique dites populaires. Par son histoire, ses personnages et ses multiples références, il est une ode à la pop, anglo-saxonne comme Française. Et par sa nature, il est l’un de ses romans qui parlent à tout un chacun, quels que soient son vécu et sa culture personnels. Ici, le « sexe, drogue et rock’n’roll » n’est pas gratuit, mais un prétexte à s’interroger sur la sensibilité, la force du destin, la prédestination, l’importance de la transmission génétique[1], sans oublier bien sûr la parentalité et la perpétuation consciente ou non d’un modèle éducatif. Nous terminerons logiquement par quelques mots issus de la chanson Dust in the wind du groupe Kansas : Same old song Just a drop of water in a endless sea All we do Crumbles to the ground, though we refuse to see Dust in the wind All we are is dust in the wind Now, don’t hang on Nothings last forever but the earth and sky It’s sleeps away And all your money won’t another minute buy Dust in the wind All we are is dust in the wind La même vieille chanson Juste une goutte d’eau dans une mer sans fin Tout ce que nous faisons S’effondre, bien que nous refusions de le voir De la poussière dans le vent Nous ne sommes que de la poussière dans le vent Maintenant, ne t’attache pas Rien ne demeure d’autre que la terre et le ciel Tout finit par s’en aller Et tout l’argent du monde ne t’offrira pas une minute...

« Purgatoire » par Jim Rousseau – À propos du texte et de l'auteur...

Purgatoire est un roman noir d’anticipation de Jim Rouseau publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter Jim Rousseau (James Archibald Rousseau) est un écrivain de nationalité américaine et de culture cajun résidant à Londres. Jim est né en 1973 dans la ville de Breaux Bridge, paroisse de St Martin en Louisiane, une petite ville située en plein cœur de la région des bayous de l’Atchafalaya Basin, et connue pour son célèbre pont métallique. Après des études de littérature française, Jim quitte le domicile familial à l’âge de 18 ans, voyage dans tous les États-Unis, revient dans le Sud et enchaîne les petits boulots : il est pompier, travaille quelque temps comme chauffeur routier pour l’usine Tabasco dans la paroisse de New Iberia, devient roadie pour un groupe de Blues électrique du Mississippi, « Clarksdale blue scoundrels ». Enfin, il travaille quelques années comme pigiste au Times-Picayune de La Nouvelle-Orléans, avant de se lancer dans l’écriture. Au début des années 2000, il publie trois romans non traduits en français : The loneliness of the cypress on the I-10, The fun of funerals, Bloody rosebud and shrimp po-boys. Certains critiques le comparent à James Lee Burke, son illustre « voisin » de New Iberia. D’autres voient même du Faulkner dans ses descriptions tragiques de la condition humaine. Mais la plupart des critiques trouvent ses premiers romans trop ambitieux et décousus. Il accumule les échecs. En 2005, il annonce qu’il arrête l’écriture. Il quitte les États-Unis, et part pour l’Europe. Il passe deux ans dans un monastère cistercien, après quoi il s’installe à Paris puis à Londres, il se remet à l’écriture, mais ne trouve pas d’éditeur. Enfin, en 2013, il accouche de Purgatory, un...

Appel à textes « Enquête d'imaginaire »...

La SFFF (Science-Fiction, Fantastique, Fantasy) et le PPNTE (Policier, Polar, Noir, Thriller, Espionnage – acronyme que nous venons d’inventer et qui est libre de droits – voir aussi la préface de Fragments) ont pour point commun d’appartenir aux littératures de genre. Et ce n’est pas rien : cela développe au moins une certaine solidarité entre lecteurs/auteurs/éditeurs. Pourtant, peu ont essayé ou réussi à mélanger les genres. Faut-il être Isaac Asimov (Cycle de David Starr, sous le nom de Paul French) pour oser le pari ? Ou dans une « moindre mesure » – Asimov étant un monument –, Glen Cook (Garrett Détective Privé) ? Nous ne croyons pas, et nous faisons le pari que vous pouvez nous surprendre ! Les contraintes thématiques sont simples : mélanger un sous-genre de la SFFF à l’un de ceux relevant habituellement de la collection (pour rappel : Policier, Polar, Noir, Thriller, Espionnage). Les manuscrits devront compter au moins 7 000 mots. Pas de date limite de remise, car nos appels à textes sont désormais permanents. L’envoi se fait via la page de soumission habituelle en indiquant [En quête] dans le sujet du mail. Les manuscrits retenus dans le cadre de cet appel à textes feront l’objet d’une publication numérique individuelle, du moins dans un premier...