« Haïku » par Éric Calatraba – À propos du texte et de l’auteur...

Haïku est un roman policier d’Éric Calatraba publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte Haïku est le premier roman d’Éric Calatraba, bien que le deuxième publié par Les Éditions de Londres, après Ghostfather. Il s’agit en effet d’une réédition numérique d’un ouvrage précédemment diffusé en ebook chez l’un de nos confrères – mais déjà édité par notre responsable de collection ! – et toujours disponible en papier auprès de Sudarènes Éditions. Cette nouvelle édition a fait l’objet de quelques corrections supplémentaires : on ne finit jamais de mettre le dernier coup de pinceau à un livre. Ghostfather est un roman noir, mais Haïku est un polar, dans les règles de l’art, oserons-nous dire. Les personnages, bien que souvent héroïques, parviennent à éviter l’écueil du manichéisme. L’action se déroule à 100 à l’heure, grâce aux courses-poursuites à moto bien sûr, mais aussi à l’astucieuse structure du récit. Cependant, si l’on ne devait garder qu’une qualité à ce roman, ce serait qu’il réussit à nous faire voyager comme peu d’autres, que ce soit à travers le monde, ou des univers qui ne nous sont généralement pas familiers. Au final, on tourne la dernière page et l’on se rend compte qu’on ne s’est pas ennuyé une seule seconde et que l’on a appris quelque chose. C’est la marque des bons romans populaires. À propos de l’auteur Éric Calatraba est enseignant spécialisé. La musique fait partie de ses outils pédagogiques, mais c’est surtout pour lui une deuxième passion après l’écriture. Le cœur partagé entre la Haute-Savoie et le sud de la France, Éric regarde droit devant lui et travaille déjà à son prochain roman, la suite des aventures de son premier héros, Raphaël...

« Ghostfather » par Éric Calatraba – À propos du texte et de l’auteur...

Ghostfather est un roman noir d’Éric Calatraba publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte Ghostfaher est un pont entre la littérature et la musique dites populaires. Par son histoire, ses personnages et ses multiples références, il est une ode à la pop, anglo-saxonne comme Française. Et par sa nature, il est l’un de ses romans qui parlent à tout un chacun, quels que soient son vécu et sa culture personnels. Ici, le « sexe, drogue et rock’n’roll » n’est pas gratuit, mais un prétexte à s’interroger sur la sensibilité, la force du destin, la prédestination, l’importance de la transmission génétique[1], sans oublier bien sûr la parentalité et la perpétuation consciente ou non d’un modèle éducatif. Nous terminerons logiquement par quelques mots issus de la chanson Dust in the wind du groupe Kansas : Same old song Just a drop of water in a endless sea All we do Crumbles to the ground, though we refuse to see Dust in the wind All we are is dust in the wind Now, don’t hang on Nothings last forever but the earth and sky It’s sleeps away And all your money won’t another minute buy Dust in the wind All we are is dust in the wind La même vieille chanson Juste une goutte d’eau dans une mer sans fin Tout ce que nous faisons S’effondre, bien que nous refusions de le voir De la poussière dans le vent Nous ne sommes que de la poussière dans le vent Maintenant, ne t’attache pas Rien ne demeure d’autre que la terre et le ciel Tout finit par s’en aller Et tout l’argent du monde ne t’offrira pas une minute...

« Purgatoire » par Jim Rousseau – À propos du texte et de l'auteur...

Purgatoire est un roman noir d’anticipation de Jim Rouseau publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter Jim Rousseau (James Archibald Rousseau) est un écrivain de nationalité américaine et de culture cajun résidant à Londres. Jim est né en 1973 dans la ville de Breaux Bridge, paroisse de St Martin en Louisiane, une petite ville située en plein cœur de la région des bayous de l’Atchafalaya Basin, et connue pour son célèbre pont métallique. Après des études de littérature française, Jim quitte le domicile familial à l’âge de 18 ans, voyage dans tous les États-Unis, revient dans le Sud et enchaîne les petits boulots : il est pompier, travaille quelque temps comme chauffeur routier pour l’usine Tabasco dans la paroisse de New Iberia, devient roadie pour un groupe de Blues électrique du Mississippi, « Clarksdale blue scoundrels ». Enfin, il travaille quelques années comme pigiste au Times-Picayune de La Nouvelle-Orléans, avant de se lancer dans l’écriture. Au début des années 2000, il publie trois romans non traduits en français : The loneliness of the cypress on the I-10, The fun of funerals, Bloody rosebud and shrimp po-boys. Certains critiques le comparent à James Lee Burke, son illustre « voisin » de New Iberia. D’autres voient même du Faulkner dans ses descriptions tragiques de la condition humaine. Mais la plupart des critiques trouvent ses premiers romans trop ambitieux et décousus. Il accumule les échecs. En 2005, il annonce qu’il arrête l’écriture. Il quitte les États-Unis, et part pour l’Europe. Il passe deux ans dans un monastère cistercien, après quoi il s’installe à Paris puis à Londres, il se remet à l’écriture, mais ne trouve pas d’éditeur. Enfin, en 2013, il accouche de Purgatory, un...

« Nièce de sang » par Marie Laurent – À propos du texte et de l’auteure...

Nièce de sang est un roman noir fantastique de Marie Laurent publié en 2014 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure Dans Nièce de sang, le mélange des genres n’est pas gratuit : l’apport du fantastique permet des questionnements impossibles sans cela. Le thème de la résurrection, employé dans un roman noir tel que nous le concevons aux Éditions de Londres, est riche d’idées. Lorsque la jeune adulte Margot Manoughian renaît vingt ans après sa mort, dans le corps d’une adolescente bien différente de la personne qu’elle était, les interrogations fusent : si nous pouvions revenir en arrière, serions-nous condamnés à refaire les mêmes erreurs ? En ferions-nous de nouvelles ? En ferions-nous plus ou moins que les autres ? En corriger certaines en entraîneraient-elles forcément de nouvelles par ricochet  ? Par ailleurs, à quel point le corps qui nous est donné détermine-t-il ce que nous sommes  ? Même question concernant la famille dans laquelle nous naissons  ? Suffit-il d’avoir de la volonté et un peu de jugeote pour se sortir d’un environnement social défavorable  ? Un cerveau d’adulte dans un corps jeune peut-il (re) faire une crise d’adolescence  ? On est en effet étonné qu’une si légère translation – renaître dans la peau de l’amie de sa nièce – puisse engendrer des changements si importants. Pourtant, il est difficile de prendre en défaut le réalisme de ce roman, une fois remisé l’aspect fantastique. Celui-ci est principalement utilisé pour mettre en place la situation de départ, mais il n’en est guère plus fait usage par la suite, et certainement pas pour introduire un quelconque deus ex machina – la tentation aurait pu être grande d’y recourir. Quoi qu’il en soit, avant d’être un roman de genre, Nièce de sang est une histoire...