« Purgatoire » par Jim Rousseau – À propos du texte et de l'auteur...

Purgatoire est un roman noir d’anticipation de Jim Rouseau publiée en 2015 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter Jim Rousseau (James Archibald Rousseau) est un écrivain de nationalité américaine et de culture cajun résidant à Londres. Jim est né en 1973 dans la ville de Breaux Bridge, paroisse de St Martin en Louisiane, une petite ville située en plein cœur de la région des bayous de l’Atchafalaya Basin, et connue pour son célèbre pont métallique. Après des études de littérature française, Jim quitte le domicile familial à l’âge de 18 ans, voyage dans tous les États-Unis, revient dans le Sud et enchaîne les petits boulots : il est pompier, travaille quelque temps comme chauffeur routier pour l’usine Tabasco dans la paroisse de New Iberia, devient roadie pour un groupe de Blues électrique du Mississippi, « Clarksdale blue scoundrels ». Enfin, il travaille quelques années comme pigiste au Times-Picayune de La Nouvelle-Orléans, avant de se lancer dans l’écriture. Au début des années 2000, il publie trois romans non traduits en français : The loneliness of the cypress on the I-10, The fun of funerals, Bloody rosebud and shrimp po-boys. Certains critiques le comparent à James Lee Burke, son illustre « voisin » de New Iberia. D’autres voient même du Faulkner dans ses descriptions tragiques de la condition humaine. Mais la plupart des critiques trouvent ses premiers romans trop ambitieux et décousus. Il accumule les échecs. En 2005, il annonce qu’il arrête l’écriture. Il quitte les États-Unis, et part pour l’Europe. Il passe deux ans dans un monastère cistercien, après quoi il s’installe à Paris puis à Londres, il se remet à l’écriture, mais ne trouve pas d’éditeur. Enfin, en 2013, il accouche de Purgatory, un...

« Les éventrées » par Aurélie Gandour – À propos du texte et de l’auteure...

Les éventrées est une nouvelle thriller d’Aurélie Gandour publiée en 2014 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure À l’heure où nous écrivons ces lignes, Les Éventrées est probablement le texte de la série « Jacques l’éventreur » qui s’affranchit le plus du fantôme de Jack. Pourtant, dès la première phrase, un car arrive et stoppe devant une chapelle blanche… Le prénom de « Jacques » flotte bien ici et là, mais c’est un personnage qu’on ne voit pas. Il y a ces femmes qu’on assassine, que l’on éventre, que l’on « prive de leurs entrailles et de leur voix ». Mais le drame se joue ailleurs. Martha est une héroïne meurtrie au plus profond de sa chair, qui peine à surnager dans le bouillon de la vie. Parisienne, citadine pur jus, on l’envoie se ressourcer à la campagne, dans un village où elle a passé une partie de son enfance. Au début, les souvenirs sont diffus, et l’accueil de sa cousine trop prévenante la met mal à l’aise. Elle se console en se disant qu’elle sera bientôt toute seule et qu’elle pourra s’isoler tout son soûl, mais c’est le paradoxe de la ruralité : on est physiquement isolé, mais tout le monde connaît tout le monde, la moindre petite chose est un événement. En réalité, on est beaucoup moins anonyme qu’en ville. C’est ce que va constater Martha, bien obligée à descendre se ravitailler à la supérette du coin. Elle met le doigt dans l’engrenage et voit resurgir connaissances et souvenirs. On pourrait craindre – et votre serviteur le premier qui expérimente et apprécie cette vie-là – que le récit se transforme en instruction à charge contre le monde...

« Le voisin » par Olivier Chapuis – À propos du texte et de l'auteur...

Le voisin est une nouvelle thriller d’Olivier Chapuis publiée en 2014 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteur Nous avons fauté. Nous avons dérogé aux règles établies par l’énoncé de l’appel à textes. Il était en effet demandé de s’inspirer très librement de l’histoire de Jack l’Éventreur et de situer l’action sur le territoire français. Or Le voisin se déroule… en Suisse ! Mais combien de lecteurs s’en rendront compte ? Il aurait été possible de corriger cette « erreur » pendant ce que nous appelons le « travail éditorial ». Lors de cette étape du processus de la publication d’un livre, l’écrivain retravaille son manuscrit avec l’éditeur ou le responsable de collection, qui apporte un œil extérieur, neuf et une certaine expertise quant aux maladresses d’auteur les plus fréquentes. Ce n’est d’ailleurs qu’à ce moment-là que nous avons réalisé le relatif hors sujet, qui ne nous avait pas choqués en première lecture (peut-être sommes-nous trop habitués à lire des textes d’auteurs helvétiques ?). Celui-ci étant accepté, il s’avérait impossible de faire machine arrière – et nous ne le voulions pas –, mais il aurait été logique de « corriger » le problème. Logique, possible, mais pas forcément facile et certainement dommage. Un écrivain peut se documenter sur un lieu qu’il ne connaît pas, il peut imaginer ce qu’il ignore en partie, mais nous pensons que l’on n’écrit jamais aussi bien que lorsque nous abordons des choses qui nous sont familières. Ainsi, Sara est restée à Épalinges et nous vous demandons de considérer le temps de cette lecture que la Suisse est un département français. Nous y allons fort ? Mais non, un petit effort, je vous prie. Cela étant dit, Le voisin...

« Hérédité sanglante » par Ève Terrellon – À propos du texte et de l’auteure...

Hérédité sanglante est une nouvelle thriller d’Ève Terrellon publiée en 2014 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure En réfléchissant au titre d’Hérédité sanglante, nous avons convenu que celui-ci devait refléter le thème central du texte, qui est celui-ci des histoires familiales, des non-dits qui les parsèment souvent, et de la transmission éventuelle de « caractéristiques » peu reluisantes au fil des générations. Dans le cas qui nous occupe dans cette nouvelle : une famille est-elle condamnée au mal, à la violence, à l’abominable ? La question se pose, car lorsqu’un monstre sanguinaire fait la Une des journaux (et entre malheureusement dans l’histoire avec un grand H), les médias font généralement preuve d’un intérêt quasi morbide pour son entourage. On peut sans difficulté imaginer les conséquences pour celui-ci. Certains pensent que c’est mérité, que les chiens ne font pas des chats. Mais est-on une « mauvaise personne » sous prétexte que l’on est fille de Pinochet ou parent de Ben Laden ? En bref, la violence est-elle dans les gènes ? Vous vous rappellerez peut-être un article du magazine Psychologie qui avait fait grand bruit, relatant un échange entre Michel Onfray et Nicolas Sarkozy, où ce dernier se déclarait convaincu que l’on naissait ou non pédophile, et que le malheur était de ne pas savoir le dépister. Même si l’idée évoquait au choix Minority Report ou X-Men, et faisait froid dans le dos, les propos de l’ancien président ne reposaient pourtant pas sur aucun fondement scientifique. Mais en l’état actuel de la recherche, la réponse que l’on peut apporter à la question d’une origine génétique de la violence est beaucoup plus nuancée. Il existe bien un gène (plus...

« Jacques l'étripeur » par Cécile Benoist – À propos du texte et de l'auteure...

Jacques l’Étripeur est une nouvelle thriller de Cécile Benoist publiée en 2013 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure Cécile Benoist est titulaire d’un doctorat en sociologie et elle avoue avoir développé au fil de ses voyages au Sénégal une curiosité certaine pour l’Afrique en général. Voilà deux informations qui éclairent d’un jour nouveau le texte qui vous est présenté ici. Le monde dans lequel évoluent les personnages, tant en France qu’en Afrique, n’échappe en effet pas à l’analyse sociologique de l’auteure. Le choix même de mettre en parallèle les deux continents, à travers le personnage principal et son modèle, est tout à fait intéressant. Et l’inspiration qu’elle a puisée dans l’histoire de Jacques l’Éventreur semble elle-même révélatrice : le boucher – premier suspect dans l’affaire originale – fait partie du quotidien, du quartier, c’est une personne de confiance (pour les Français en tout cas, d’après une étude récente) ; le milieu de la prostitution a laissé place aux (sites de) rencontres, désormais lieux de chasse préférés des prédateurs, notamment sexuels – glissement de terrain pour un glissement de temps. Quant à l’Afrique, elle n’est pas simplement évoquée, mais bien présente tout au long du récit, comme un fil rouge, des descriptions évocatrices du reportage sur l’étripeur de Guédiawaye au style chatoyant de l’auteure, qui a l’air parfois de battre au rythme des djembés. On est tantôt à Toulouse, tantôt à Dakar, les deux soleils s’entremêlant. Et si on veut pousser plus loin l’expérience africaine de Cécile Benoist, on peut lire sa nouvelle Toumbo le masque sur le magazine en ligne Nerval.fr. La sociologie et les voyages ne sont pas les seules cordes à...