Appel à textes « Jacques l'Éventreur »...

Pour célébrer la création de « East End », nous avons eu l’idée d’un appel à texte un peu particulier, inspiré des origines franco-anglaises de la collection – les Éditions de Londres sont bien basées en Angleterre, mais Jean-Basile Boutak opère depuis son Auvergne profonde (pour ceux qui en doutent, oui, c’est bien en France). Les contraintes sont au nombre de deux : nous vous demandons de vous inspirer (très librement) de l’histoire de Jack L’Éventreur, et de situer l’action sur le territoire Français. Nous insistons sur le « très librement ». En clair, cela veut dire que vous n’avez aucune obligation d’être fidèle à l’histoire originale, que vous n’êtes pas obligé d’écrire l’histoire d’un assassin qui s’en prend à des prostitués, vous n’êtes même pas obligés d’incorporer des meurtres à votre histoire… Soyez peut-être davantage dans l’évocation que dans l’imprégnation. Faites preuve de subtilité. Que le lien avec Jack soit là, mais que nous soyons surpris par votre histoire. Les textes devront compter au moins 7000 mots. Pas de date limite de remise, car nos appels à textes sont permanents. La remise des manuscrits se fait via la page de soumission habituelle, en indiquant [Jacques] dans le sujet du mail. Les manuscrits retenus dans le cadre de cet appel à textes feront l’objet d’une parution numérique individuelle, en tout cas dans un premier...

La première pierre est posée...

Les Éditions de Londres sont très heureuses de vous présenter le site internet de leur première collection de genre, « East End », consacrée aux polars et aux romans noirs. Pour notre maison numérique pas tout à fait comme les autres, c’est une nouvelle étape de l’aventure, commencée en 2011. Après la publication de classiques gratuits, puis payants ; après l’édition d’inédits « hors collection » ; ce n’est que la suite logique d’une démarche que nous voulons sereine et passionnée. Ce site s’étoffera avec le temps, au fil de nos publications notamment, mais nous espérons que vous y trouverez d’ores et déjà toutes les informations pratiques. Vous vous demandez pourquoi « East End » ? La réponse est sur la page « Présentation ». Vous y découvrirez également nos influences et verrez déjà se dessiner notre ligne éditoriale. Amis auteurs, plusieurs pages vous sont particulièrement destinées. La page « Bibliographie à l’usage des auteurs de polars » contient une liste d’ouvrages de documentation pouvant vous être utiles pour l’écriture de votre prochain texte. Sur la page « Appels à textes », nous levons le voile sur le genre de récits que nous aimerions recevoir dans notre boîte mail. Et sur la page « Soumettre un manuscrit », nous détaillons les prérequis à votre envoi, et dévoilons l’adresse magique. Pour finir, nous vous invitons tous à nous rejoindre sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter. Avec ce site, c’est le meilleur moyen de se tenir au courant de notre actualité. Et Dieu sait que nous sommes impatients de vous faire découvrir la...

Rencontre avec Sabine Dormond...

Sabine Dormond a publié Terreau toxique en 2013 aux Éditions de Londres, dans la collection « East End » (série « Un Noël en rouge »). > Voir la fiche du livre > Acheter Que penses-tu de l’exercice de la nouvelle, d’une manière générale ? Et de la nouvelle à thème en particulier ? La nouvelle est un genre qui permet de papillonner d’un thème à l’autre, de cracher le sujet d’un trait. Elle convient bien à mon mode de vie morcelé où le temps consacré à l’écriture est, hélas, bien restreint. J’adorerais pouvoir écrire plus souvent des textes plus longs. Pour apaiser cette frustration, je me souviens que ces récits nous encombrent la tête, nous obligent à nous relever sans cesse la nuit pour éviter de perdre les idées qui viennent au moment de s’endormir, font qu’on n’est des fois pas très présent à notre réalité. Mais je ne suis pas complètement dupe. Parmi les Dissidents de la pleine lune, un groupe d’auteurs qui se réunit les soirs de pleine lune pour se lire des textes fraîchement pondus sur des thèmes plus farfelus les uns que les autres, les commenter et se donner une consigne pour le mois suivant, j’ai appris qu’on peut aborder les sujets qui nous tiennent à cœur sous couvert de n’importe quelle consigne. Qu’est-ce qui t’a plu dans cet appel à textes ? Pourquoi avoir répondu à celui-ci plutôt qu’à un autre ? À l’origine, ce thème ne m’inspirait rien du tout. Mon orgueil n’a pas supporté. Il a exigé que j’en fasse quelque chose. Et puis, j’avais envie de tester un autre éditeur, de voir si par hasard, il réussirait à faire une promotion plus efficace que ceux à qui j’ai eu affaire pour l’instant. Je leur suis toutefois très reconnaissante d’avoir...

Rencontre avec Cécile Benoist...

Cécile Benoist a publié Jacques l’étripeur en 2013 aux Éditions de Londres, dans la collection « East End » (série « Jacques l’Éventreur »). > Voir la fiche du livre > Acheter Que penses-tu de l’exercice de la nouvelle, d’une manière générale ? Et de la nouvelle à thème en particulier ? Est-ce la première fois que tu réponds à un appel à textes comme « Jacques l’Éventreur » ? Pour moi, la nouvelle, c’est l’art de la concision. Il faut créer un univers dans un espace restreint, faire vivre des personnages avec une économie de mots, raconter une histoire qui peut se déployer tout en étant contenue. À l’auteur de trouver sa liberté dans ce cadre. Mais cela me convient bien, car j’ai tendance à m’éparpiller… La nouvelle à thème est un jeu, un petit défi, j’apprécie ce côté ludique. Écrire, c’est jouer avec les mots, avec la langue. Mais autant un thème peut m’inspirer, autant un autre peut me laisser totalement pantoise. Je réponds depuis peu à des appels à textes, mais je trouve que c’est un exercice intéressant. Ça me conduit dans des univers vers lesquels je ne serais pas forcément allée, et en même temps, ça fait ressortir ce qui me tient à cœur. Finalement, en répondant aux injonctions littéraires extérieures, je développe « ma patte ». Qu’est-ce qui t’a plu dans cet appel à textes ? Pourquoi avoir répondu à celui-ci plutôt qu’à un autre ? L’oscillation entre la référence historique et le caractère légendaire de Jack l’Éventreur m’a interpellée. Cet entre-deux un peu bancal présente des opportunités d’écriture intéressantes. Le glissement (de Jack à Jacques) permettait de s’appuyer sur des éléments réels puis de s’en détacher librement, en laissant une grande porte ouverte sur l’imaginaire. En quelques mois, Jacques l’Étripeur est ta deuxième nouvelle après Toumbo...

« Terreau toxique » par Sabine Dormond – À propos du texte et de l’auteure...

Terreau toxique est une nouvelle noire de Sabine Dormond publiée en 2013 par Les Éditions de Londres dans la collection « East End ». > Voir la fiche du livre > Acheter À propos du texte et de l’auteure Sabine Dormond est suisse. Après Olivier Chapuis qui a inauguré la collection « East End » avec Fragments, c’est la deuxième fois que nous voyageons en terre helvétique – littérairement parlant. Il y a d’ailleurs une idée du noir commune entre ces deux écrivains : partir du rien, du banal, et faire monter la mayonnaise pour montrer les drames du quotidien, avec toute leur insidieuse violence. Mettre au jour les symptômes d’une société malade. Dans Terreau toxique, nous ne savons jamais où nous allons. Grâce à une écriture très cinématographique, l’auteure nous blackboule sans jamais nous perdre. Les éléments de l’intrigue s’élaborent en parallèle, au fur et à mesure, sans qu’on en prenne conscience. Tantôt vers l’avant, tantôt vers l’arrière. C’est une histoire familiale banale : problèmes de couple, difficulté à être parents, amitiés en proie aux doutes et aux jalousies. Parfois ça passe, parfois ça casse. Ici tout se brise. La forme du texte apporte au fond : la vie est morcelée, moulinée au Grand Mixer. L’auteure utilise les fêtes de Noël comme décors pour poser une ambiance (nous en avons évoqué l’intérêt dans la préface), mais aussi comme des jalons qui viennent borner le récit. On pense à une course où il y aurait une photo au départ et une à l’arrivée. Mais en fait de course, il s’agirait plutôt de boxe. Le père Noël a mis ses gants rouge. Sabine Dormond n’est pas seulement suisse – cela ne peut occuper à plein temps – : elle est également traductrice indépendante, mère de deux ados et elle poursuit...